Dans
une classe de cours, le silence et le calme sont traditionnellement considérés,
tant par les élèves que par le professeur déstabilisé ou agacé par le brouhaha,
comme témoignant de l’attention des élèves. Il s’agit pourtant d’un cliché, car
rien ne permet de conclure du silence d’un élève que celui-ci n’est pas
dissipé, qu’il ne pense pas à autre chose. Rien ne permet non plus d’en déduire
qu’il comprend la matière que le professeur lui enseigne à ce moment. Pourtant
cette illusion demeure. Ne dit-on pas d’un enfant studieux qu’il est
sage ? Et combien d’étudiants,
après une première session difficile, ne prennent-ils pas la résolution
d’assister désormais aux cours en évitant
d’entrer en discussion avec leurs camarades de classe ? Savoir
rétablir le calme et le sérieux durant
les heures d’enseignement n’est-il pas considéré comme le gage d’un bon
enseignant ?