Friday, June 12, 2020

Conspiritualité : voyage entre complotisme et ésotérisme


Spiritualités et théories du complot (TC) remplissent toutes deux une fonction d’explication d’évènements intrigants, effrayants, sources d’incertitude et d’anxiété. Ces courants de pensée permettent de remettre de l’ordre dans des évènements qui peuvent sembler chaotiques et dont on veut connaître les causes. Nous en avons peut-être encore plus besoin aujourd’hui dans le climat de pandémie, crises économiques, climatiques et sociales, la société de la surveillance, ... Et internet permettant un partage massif d’informations anxiogènes. 

Les théories du complot bénéficient également d’une symbolique et d’une esthétique intrigante

Sunday, June 7, 2020

L'idéal scientifique au temps du COVID-19 : quelle leçon tirer de la "saga chloroquine" ?


Rembrandt, Savant à son bureau (1634)

Le billet qui suit est l'expression d'un point de vue personnel qui n'engage que son auteur. Ce n'est pas un « avis scientifique ».

    J’ai beau n’être qu’un petit thésard en deuxième année de doctorat, je me considère comme membre de la « communauté scientifique ». Cela peut sembler gnangnan dit comme ça, mais c’est une appartenance (une identité sociale, diraient les psychologues sociaux) qui me tient à cœur. Et je pense que c’est le cas pour beaucoup de chercheuses et chercheurs de toutes les disciplines et de toutes les générations.

    Durant mon parcours, j’ai eu la chance de croiser le chemin de personnes qui m’ont inculqué une certaine idée de la science comme entreprise humble, collective, prudente, vers des bribes de vérité sur le monde. Une vocation où la discussion critique avec les collègues de tous horizons et de tous niveaux de prestige sont autant d’opportunités d’affiner son regard sur son objet d’étude. Une vocation où les blessures à l’ego (oui, je te regarde Reviewer 2) sont, pour qui sait accepter leur part de vérité, des opportunités de mûrir. Une vocation où il faut reconnaître son ignorance devant l’infinie complexité de la réalité, et toujours rester ouvert à l’éventualité que l’observation rigoureuse puisse donner tort à une intuition théorique, aussi élégante et convaincante soit-elle sur le papier. Une vocation, enfin, où l’intelligence et la rigueur du propos prévalent de façon inconditionnelle sur les lauriers de son auteur.
 
   Tout cela est bien sûr un idéal. Il suffit de passer quelques mois dans le monde de la recherche pour réaliser à quel point il s’agit, comme tous les milieux professionnels, d’un lieu de pouvoir où les egos s’affrontent ; où la rareté des financements met souvent de fait en compétition les intérêts collectifs (le progrès de la connaissance) et individuels (les carrières académiques). Par ailleurs, cela serait merveilleux si notre travail n’était jamais critiqué de façon injuste, voire franchement mesquine. Cependant l’idéal est là, et on tend vers lui avec espoir, en combattant les dérives qui le trahissent et en encourageant les initiatives qui l’honorent. Les générations de scientifiques se succèdent et les mentalités, je pense, évoluent dans le bon sens. 

    Où est-ce que je veux en venir avec tout cela ? Au fait que cet idéal partagé par beaucoup, Didier Raoult le rejette explicitement. Dans une récente vidéo, il explique par exemple que ne pas tenir compte du CV de l’auteur lorsqu’on expertise la qualité de son travail est une folie. Il faudrait donc renoncer à l’expertise anonymisée (qui est actuellement la norme) et considérer qu’un même texte, selon qu’il proviendrait d’une source prestigieuse ou au contraire inconnue, puisse avoir une valeur différente. Par ailleurs, il a refusé tout du long de s’engager dans une discussion critique concernant le travail de son équipe, se bornant à répéter qu’on ne pouvait pas le comprendre, qu’il était le meilleur. Il loue sélectivement tout ce qui va dans le sens de ses conclusions (y compris des travaux finalement rétractés pour biais méthodologiques graves) et critique de façon virulente tout ce qui va à l’encontre de son traitement (et tout d’un coup, la rigueur méthodologique qui lui avait tant manqué se réveille). 

    Je ne veux pas relancer de polémique stérile. Je dis cela juste pour expliquer (et en quelque sorte, confesser) que oui, chez beaucoup de scientifiques, il y a quelque chose d’affectif dans « l’affaire de la chloroquine » : un conflit d’idéaux. Je sais que je ne suis pas le seul à ressentir de la colère mêlée de désarroi à voir autant de gens se rallier à la cause d’une personne expliquant, en substance, que l’intuition théorique géniale du plus génial des chercheurs a plus de poids qu’une critique collective et argumentée émanant de la communauté scientifique (rappelons qu’à ce jour, il n’y a toujours aucune preuve de l’efficacité de sa bithérapie – même ses propres travaux ne permettent pas d’arriver à cette conclusion). 

    Puis il y a eu le « LancetGate ». Une étude aux résultats alarmants portant sur l’usage de l’hydroxychloroquine et publiée dans The Lancet, la revue médicale la plus prestigieuse au monde, a été rétractée à la demande de trois de ses quatre auteurs. En cause, la suspicion d’une faute scientifique gravissime, à savoir la fabrication de données cliniques par une société détenue par le dernier auteur. Suite à cette annonce, j’ai ressenti un certain nombre de choses. D’abord, de façon assez puérile, de l’agacement, car j’anticipais les fanfaronnades de Raoult et de ses partisans (ça n’a pas manqué). Ensuite, de la colère vis-à-vis du processus de publication scientifique, parce qu’il semble hallucinant qu’à un tel niveau d’exigence, un couac aussi énorme puisse passer. Enfin, j’ai été rassuré. Parce que cette rétraction rapide prouve que la science comme entreprise collective, aussi imparfaites que soient les institutions qui l’incarnent aujourd’hui, sait reconnaître ses erreurs et les corriger. Rassuré que la mobilisation de la communauté scientifique puisse être entendue, et qu’en ce sens, non, la science n’est pas vendue à « Big Pharma » ou qui sais-je d’autre. Rappelons au passage que parmi les chercheuses et chercheurs qui ont mis en cause l’étude de The Lancet, on comptait de nombreuses personnes par ailleurs virulemment critiques des travaux de l’équipe de Didier Raoult. Je crois fermement que ce refus de prendre parti pour un camp autre que celui de la rigueur et de la transparence constitue l’honneur de la science.

    Finalement, cette histoire rappelle que le véritable problème dépasse de très loin le pugilat du « pour ou contre » tel ou tel traitement. En réalité, Raoult n'est pas le seul scientifique de renom à être parti en vrille durant cette pandémie (peut-être est-il celui qui a vrillé le plus loin). Il est par ailleurs  probable que la pandémie n’ait été qu’un révélateur, et que des pratiques de recherches douteuses, voire frauduleuses, seront dénichées dans les travaux passés de toutes ces personnes. Il est également probable que sans ces pratiques qui trahissent l’idéal scientifique, la carrière de ces personnes n’aurait pas été aussi faste. C'est hélas ce genre de profils qu’on a le plus entendu (ou, à  tout le moins, beaucoup trop entendu) dans les médias. Mais pendant ce temps-là, des milliers de chercheuses et chercheurs faisaient et font toujours leur travail, loin des projecteurs. C’est de leurs efforts qu’on peut attendre des réponses solides à nos questions, à défaut d’avoir un jour des réponses définitives. 
 
   Peut-être que par ce naufrage, nous aurons un peu plus pris conscience d’à quel point la quête de gloriole et les conflits d’égos sont toxiques, aussi bien pour la recherche scientifique elle-même que pour l’image qu’elle renvoie au public. A cet égard, le problème dépasse de loin le mandarin marseillais. Et si je retiens une leçon de ce lamentable feuilleton, c’est à quel point l’idéal décrit au début de ce texte mérite d’être défendu.

Thursday, May 21, 2020

Maquillage, halo de beauté et objectification sexuelle: Miroir, mon beau miroir, dis-moi tout sur le maquillage

                     
Le maquillage a assumé différentes fonctions à travers les époques de l’histoire. Lors de la préhistoire, le maquillage était notamment utilisé en guise de protection, de camouflage et lors de rituels. L’utilisation du maquillage est également observable chez certaines tribus pour signaler l’appartenance à un groupe, ou encore lors de l’Ancien Régime en France (Renaissance) durant lequel le port de blanc de céruse, de rouge carmin et de mouches étaient principalement utilisés par les dames « de qualité », et assume donc une fonction de distinction sociale (Tardy, 2012).
Cela étant dit, s’embellir et préserver l’aspect de la jeunesse figurent parmi les fonctions qui ont de tout temps été associées au maquillage. Le maquillage peut donc être envisagé comme une extension du phénotype humain qui augmente l’attractivité du visage (Etcoff, Stock, Haley, Vickery, & House, 2011). L’objectif de cet article est d’examiner les effets du maquillage (et de son intensité) sur la façon dont les individus évaluent l’attractivité et la personnalité des femmes, ainsi que les conséquences psychosociales de ce phénomène.

Le maquillage, l’attractivité et le « halo de beauté »

Pourquoi se maquille-t-on ? Que ce soit à la télévision ou dans la rue nous sommes bombardés de publicités et de films affichant des femmes dont le physique est proche de la perfection. La confrontation continue à ces images va amener de nombreuses femmes à acheter et utiliser des produits cosmétiques en vue d’essayer d’atteindre ces idéaux de beauté (Graham & Jouhar, 1981; Kumar, 2005).
L’effet du maquillage sur la perception d’autrui est étudié en psychologie depuis la seconde moitié du 20ème siècle. L’une des première questions à avoir été posée fut : Le maquillage rend-il plus attractif ? Sans surprise, la réponse est oui. Quelle que soit la quantité de maquillage appliqué, de léger à très appuyé, la majorité des études indiquent que le maquillage augmente la perception d’attractivité (e.g., Nash, Fieldman, Hussey, Lévêque, & Pineau, 2006). Mulhern, Fieldman, Hussey, Leveque et Pineau (2003) ont examiné le rôle spécifique des différentes parties du visage maquillé sur l’évaluation d’attractivité. Ces chercheurs ont mis en évidence qu’un maquillage complet (yeux, teint et bouche) est considéré comme étant le plus attractif aussi bien par les hommes que par les femmes. Cela dit, le maquillage appliqué au niveau des yeux influencerait principalement la perception d’attractivité parmi les femmes alors que l’évaluation d’attractivité chez les hommes serait essentiellement déterminée par la présence de fond de teint.
La beauté et l’attractivité d’une personne influence également la façon dont les individus évaluent la personnalité d’autrui. Un des effets connus de la beauté est le « halo de la beauté », qui consiste à percevoir « ce qui est beau comme étant bon » (Dion, Berscheid, & Waslter, 1972). Par exemple, une femme répondant aux normes de beauté va être évaluée comme plus attirante et jugée plus positivement sur un ensemble de dimensions incluant l’intelligence, la sociabilité et les compétences sociales (Feingold, 1992). Ce « halo de beauté » explique également pourquoi les personnes attirantes physiquement sont susceptibles d’accéder à un meilleur emploi, d’être mieux payées et d’obtenir plus facilement une promotion que les personnes moins attirantes (Frieze, Olson, & Good, 1990; Marlowe, Schneider, Nelson, 1996).
Il convient de souligner que l’impression que nous nous formons des personnes encore peu familières dépend à 55 % de l’évaluation de leur visage (Mehrabian & Weiner, 1967). Puisque porter du maquillage rend plus beau, on pourrait s’attendre à ce que les femmes portant du maquillage soient systématiquement évaluées de façon plus positive que celles qui n’en portent pas. Nous allons voir que ce n’est pas toujours le cas.

L’évaluation des femmes portant du maquillage dépend-elle de l’intensité de ce dernier ?

La première étude réalisée sur le sujet (McKeachie, 1952) indiquait un effet négatif du maquillage sur l’évaluation de la personnalité : Les jeunes femmes qui portaient du rouge à lèvre étaient évaluées comme étant moins fidèles, plus taciturnes, moins consciencieuses et plus intéressées par le sexe opposé. Dans le même ordre d’idées, Huguet et collaborateurs ont mis en évidence que les femmes qui portent un maquillage appuyé sont évaluées comme étant notamment moins sympathiques, moins fiables, plus infidèles, et moins intelligentes (Huguet, Croizet, & Richetin, 2004). En revanche, d’autres études indiquent un effet positif du maquillage sur l’évaluation de la personnalité des femmes (p.e., Graham & Jouhar, 1981).
En fait, il s’avère que les conséquences du maquillage sur la formation d’impression dépendent de la quantité de maquillage appliquée. Des visages portant un maquillage naturel et léger seraient ainsi perçus de façon plus positive, alors qu’un maquillage plus appuyé influencerait négativement la formation d’impression. Par exemple, Etcoff et al. (2011) ont examiné l’effet de l’intensité du maquillage (léger, moyen et fort maquillé) sur l’attribution de différents traits (p.e., sympathie, fiabilité et compétence). Cette étude a révélé que les femmes maquillées légèrement et moyennement étaient évaluées plus positivement que les femmes ne portant pas de maquillage, alors que les femmes portant un maquillage appuyé étaient évaluées plus négativement (p.e., moins fiables) que les femmes ne portant pas de maquillage. Mais pourquoi le maquillage léger est-il associé à des perceptions plus positives alors que le maquillage plus appuyé influence négativement la formation d’impression ?

Le maquillage appuyé : un indice de sexualisation et de disponibilité sexuelle ?

Comme évoqué plus tôt dans cet article, le maquillage naturel et léger permet d’augmenter l’attractivité, notamment parce qu’il accentue les traits du visage associé à la féminité, à la fertilité, à la jeunesse et à la bonne santé. En revanche, porter une quantité importante de maquillage est connoté négativement. Une image qui fut alimentée et renforcée par le cinéma où les prostituées sont souvent représentées portant une grande quantité de maquillage (Roach & Eicher, 1979). Un maquillage appuyé est également associé à l’infidélité et à la duperie (Fontanel, 2001; Remaury, 2000). C’était d’ailleurs déjà le cas au 18ème siècle lorsque le parlement anglais avait proposé une loi suggérant que les femmes coupables d’avoir « dupé » leurs maris en les séduisant via l’utilisation de cosmétiques soient jugées pour sorcellerie. Ces exemples historiques suggèrent que a) les femmes qui portent beaucoup de maquillage sont évaluées comme étant disponibles sexuellement ; b) a) qu’un maquillage appuyé active une perception négative de la personnalité. Comme nous allons le constater, la recherche confirme malheureusement l’existence de ces biais.
Bernard et collaborateurs ont récemment mis en évidence que les visages affichant un maquillage appuyé étaient  perçus cognitivement comme le sont habituellement les objets (Bernard, Geelhand, & Servais, 2019). De plus, Bernard et collaborateurs ont également démontré que les visages affichant un maquillage appuyé étaient évalués comme possédant moins de caractéristiques humaines (telles que la sociabilité, la compétence et la moralité) que les mêmes visages ne portant pas de maquillage (Bernard, Content, Servais, Wollast, & Gervais, 2020).
En outre, Batres et al. (2018) ont examiné le lien entre intensité du maquillage et perception de disponibilité sexuelle (i.e., la volonté de se livrer à des activités sexuelles en dehors d'une relation stable). Ces auteurs ont réalisé une étude dans laquelle ils ont demandé à des femmes de compléter un questionnaire comprenant des questions concernant leurs habitudes de maquillage, ainsi que d’autres questions abordant leur disponibilité sexuelle. Les résultats indiquent que les habitudes de maquillage chez les femmes ne sont pas statistiquement associées à leur disponibilité sexuelle. Dans une autre étude, ces mêmes chercheurs ont évalué si les hommes et les femmes perçoivent le maquillage porté par les femmes comme un signal de disponibilité sexuelle. Et c’est en effet le cas : plus une femme porte du maquillage, plus elle est perçue comme étant disponible sexuellement. En d’autres termes, les individus interprètent erronément l’intensité du maquillage comme un signal de disponibilité sexuelle. Par ailleurs, d’autres recherches indiquent que cette perception de disponibilité sexuelle est susceptible de diminuer l’attribution de traits d’humanité (Kellie, Blake, & Brooks, 2019).
Un des objectifs des recherches futures sera d’examiner plus en détail les conséquences des effets objectifiants et déshumanisants du maquillage appuyé sur les comportements à l’égard des femmes. Par exemple, on sait que le maquillage et la sexualisation de façon générale modifient certaines attitudes relatives à la perception du harcèlement et du viol. En effet, les femmes qui portent du maquillage sont évaluées comme étant plus à risque d’être harcelées ou agressées sexuellement (Workman & Johnson, 1991) et une femme victime de viol est évaluée comme étant en partie responsable lorsqu’elle est représentée de façon sexualisée (Loughnan, Pina, & Vasquez, 2013).

Conclusions

Le maquillage est utilisé comme un moteur d’inférences en vue de se former des impressions d’autrui. Ces inférences sont tantôt positives (beauté, personnalité évaluée plus positivement) lorsque le maquillage est léger et naturel, tantôt négatives (objectification, déshumanisation, perception erronée de disponibilité sexuelle) lorsque le maquillage est plus appuyé. Dans ce dernier cas, ces biais dans la formation d’impression peuvent induire des conséquences désastreuses tels que le harcèlement ou encore l’agression sexuelle.
Une lutte efficace contre les violences faites aux femmes implique une déconstruction des stéréotypes associés à la sexualisation, à la beauté et au maquillage. La déconstruction de ces stéréotypes présents chez les hommes (et bien souvent chez les femmes) passe par l’éducation et des campagnes de sensibilisation. La recherche scientifique constitue un outil fondamental en vue d’atteindre cet objectif puisqu’elle permet d’identifier les mécanismes sous-tendant ces stéréotypes et donc d’identifier des pistes d’interventions en vue de les déconstruire.


Références

Batres, C., Russell, R., Simpson, J. A., Campbell, L., Hansen, A. M., & Cronk, L. (2018). Evidence that makeup is a false signal of sociosexuality. Personality and Individual Differences122, 148154. https://doi.org/10.1016/j.paid.2017.10.023
Bernard, P., Content, J., Servais, L., Wollast, R., & Gervais, S. (2020). An initial test of the cosmetics dehumanization hypothesis: Heavy makeup diminishes attributions of humanness-related traits to women. Sex Roles. Advance online publication. https://doi.org/10.1007/s11199-019-01115-y
Bernard, P., Geelhand, P., & Servais, L. (2019). The face of sexualization: Faces wearing makeup are processed less configurally than faces without makeup. International Review of Social Psychology32, 16. https://doi.org/10.5334/irsp.211
Dion, K., Berscheid, E., & Walster, E. (1972). What is beautiful is good. Journal of Personality and Social Psychology24, 285290. https://doi.org/10.1037/h0033731
Etcoff, N. L., Stock, S., Haley, L. E., Vickery, S. A., & House, D. M. (2011). Cosmetics as a feature of the extended human phenotype: Modulation of the perception of biologically important facial signals. PLoS ONE6(10), e25656. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0025656
Feingold, A. (1992). Good-looking people are not what we think. Psychological Bulletin111, 304341. https://doi.org/10.1037/0033-2909.111.2.304
Fontanel, B. (2001). L’éternel féminin : Une histoire du corps intimeSeuil.
Frieze, I. H., Olson, J. E., & Good, D. C. (1990). Perceived and actual discrimination in the salaries of male and female managers. Journal of Applied Social Psychology20, 4667. https://doi.org/10.1111/j.1559-1816.1990.tb00377.x
Graham, J. A., & Jouhar, A. J. (1981). The effects of cosmetics on person perception. International Journal of Cosmetic Science3, 199210. https://doi.org/10.1111/j.1467-2494.1981.tb00283.x
Huguet, P., Croizet, J.-C., & Richetin, J. (2004). Is « what has been cared for » necessarily good? Further evidence for the negative impact of cosmetics use on impression formation1. Journal of Applied Social Psychology34, 17521771. https://doi.org/10.1111/j.1559-1816.2004.tb02796.x
Kellie, D. J., Blake, K. R., & Brooks, R. C. (2019). What drives female objectification? An investigation of appearance-based interpersonal perceptions and the objectification of women. PLOS ONE14, e0221388. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0221388
Kumar, S. (2005). Exploratory analysis of global cosmetic industry: Major players, technology and market trends. Technovation25, 12631272. https://doi.org/10.1016/j.technovation.2004.07.003
Loughnan, S., Pina, A., Vasquez, E. A., & Puvia, E. (2013). Sexual objectification increases rape victim blame and decreases perceived suffering. Psychology of Women Quarterly37, 455461. https://doi.org/10.1177/0361684313485718
Marlowe, C. M., Schneider, S. L., & Nelson, C. E. (1996). Gender and attractiveness biases in hiring decisions: Are more experienced managers less biased? Journal of Applied Psychology81, 1121. https://doi.org/10.1037/0021-9010.81.1.11
McKeachie, W. J. (1952). Lipstick as a determiner of first impressions of personality: An experiment for the general psychology course. The Journal of Social Psychology36, 241244. https://doi.org/10.1080/00224545.1952.9921861
Mehrabian, A., & Wiener, M. (1967). Decoding of inconsistent communications. Journal of Personality and Social Psychology6, 109114. https://doi.org/10.1037/h0024532
Mulhern, R., Fieldman, G., Hussey, T., Leveque, J.-L., & Pineau, P. (2003). Do cosmetics enhance female Caucasian facial attractiveness? International Journal of Cosmetic Science25, 199205. https://doi.org/10.1046/j.1467-2494.2003.00188.x
Nash, R., Fieldman, G., Hussey, T., Lévêque, J. L., & Pineau, P. (2006). Cosmetics: They influence more than Caucasian female facial attractiveness. Journal of applied social psychology36, 493-504. https://doi.org/10.1111/j.0021-9029.2006.00016.x
Remaury, B. (2000). Le beau sexe faible : Les images du corps féminin entre cosmétique et santéGrasset.
Roach, M. E., & Eicher, J. (1979). Language of personal adornment In J. Cordwell & R. Schwarz (Eds), The fabrics of culture: The anthropology of clothing and adornment (pp.7-22). Mouton Publishers.
Tardy, M. (2012). Histoire du maquillage des Egyptiens à nos joursDangles.
Workman, J. E., & Johnson, K. K. P. (1991). The role of cosmetics in impression formation. Clothing and Textiles Research Journal10, 6367. https://doi.org/10.1177/0887302X9101000109

Monday, April 27, 2020

Confinement et réactance : "Live free or die"

Pandémie oblige, de nombreux pays du globe ont mis en place des mesures de confinement afin de limiter la propagation d'un certain virus dont on entend beaucoup parler. Nous voici donc tous assignés à domicile avec interdiction formelle de se rassembler et de sortir. Dans une interview donnée à l'Echo ce 18 avril, André Comte-Sponville explique que ce confinement est la plus importante privation de liberté qu'il ait vécue. Il va même jusqu'à affirmer qu'il préfère "attraper le Covid-19 dans un pays libre qu'y échapper dans un état totalitaire". Laissons au philosophe ce qui lui revient et tentons d'expliquer cette affirmation d'un point de vue psychologique.

L’esprit critique chez les fans internationaux de Kpop et leur rapport aux fake news concernant les idoles





Grâce à la libération du « marché de l’information » sur internet depuis les années 90, notre esprit critique est devenu une qualité primordiale dans la vie de tous les jours (Bronner, 2013). De plus, nous devons nous méfier des fausses informations qui pourraient nous tromper. La question de l’esprit critique et des fausses informations sera le sujet de cet article via l’exemple des fans internationaux de Kpop. La Kpop est un courant musical venant de Corée du sud qui est représenté par des groupes ou des chanteur.euse.s, rappeur.euse.s appelés idoles et soutenus par des agences de divertissement.

Tuesday, April 21, 2020

La force mentale (mental toughness) ça s’entraîne !



Ne vous êtes-vous jamais énervé sur vous-même car votre humeur vous a « empêché » d’aller travailler un matin ? ou d’aller faire votre sport pour vous remettre en forme ? ou de sortir voir des amis un soir ? C’est votre force mentale qui prend le dessus!  Le mental peut être faible ou fort, et cela ne dépend que de nous, c’est un état d’esprit.

Monday, April 20, 2020

Dynamiques relationnelles entre migrant·e·s et volontaires : « Parrainage », « Jumelage » et « Buddy Program »

Source: Matt Brown (https://flic.kr/p/23wrcSh)


Face à la situation précaire et la vulnérabilité que peuvent connaître les migrant·e·s, différentes initiatives citoyennes de solidarité se sont développées dans les pays Européens et notamment en Belgique (Rea, Martiniello, Mazzola & Meuleman, 2019). Parmi ces initiatives, des programmes visant à associer un·e volontaire avec un·e migrant·e ont été mis en place par certaines associations et rassemblements citoyens, tel que la « Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés ». Différentes appellations sont utilisées pour nommer ces programmes : « jumelage », « parrainage » ou encore « buddy program ». Tantôt ami·e, filleul·e, parrain, marraine ou jumeau/jumelle : ces dénominations posent les questions de la façon dont on nomme l’Autre et de la place qu’on lui accorde ou qu’on lui refuse. Cet article de blog visera à questionner la potentielle influence de ces appellations sur les relations entre migrant·e·s et volontaires ainsi qu’entre migrant·e·s et société d’accueil.